
Cyril Hanouna lance son agence de communication. Voilà. On aurait pu s’arrêter là, écrire “fin de la blague” et reprendre une activité normale, comme compter les neurones survivants après une décennie de “Touche Pas à Mon Poste”. Mais non, allons un peu plus loin. Car l’animateur aux costards criards s’offre désormais un strapontin au bal des communicants politiques. Et ce n’est pas une vanne. Ou alors, une très longue, avec budget, locaux et cartes de visite.
Chapchak, c’est le nom de la bête qui ressemble à une onomatopée échappée d’un manga où le héros s’appelle Jean-Michel Storytelling et combat à coups de reels Instagram. Cette agence est en fait une hydre à trois têtes : Hanouna, Poulain, Astié. L’une connaît les plateaux, l’autre les plateaux-repas de la com politique, et le dernier… Astié sûrement quelque chose, mais j’ai eu la flemme de googler.
L’agence, dit-on, sera “ouverte à toutes les sensibilités politiques”. Ce qui est un peu comme annoncer que l’on vend des crèmes solaires aux vampires. On sait que ça ne marche pas, mais le packaging est séduisant.
Quant à l’engagement politique de l’homme à l’éloquence de vide-grenier, il reste flou. “Créer du lien”, dit-il. Une formule admirablement creuse, à mi-chemin entre le slogan d’un site de rencontres pour élus esseulés et la devise d’un team building entre anciens ministres. Il ne veut pas être président, juste façonner ceux qui le veulent, dit-il. En somme, le Pygmalion des demi-dieux en costard mal taillé.
La politique, naguère affaire de convictions, devient ici un business model. Chapchak. n’est plus un acronyme, c’est un symptôme.