@followers, @alaune : l’illusion de la viralité.

image iA — Grok3

Vous avez forcément vu passer ça. Un post Facebook, souvent une citation inspirante ou une vidéo un peu putassière. Et en dessous, en commentaires, comme une incantation chamanique venue d’un autre monde : @followers@alaune, parfois même en rafale. Une litanie numérique, un mantra 2.0. Mais à quoi ça sert, et surtout, est-ce que ça marche ?

Le mirage de la recette magique

L’intention est claire : se faufiler dans les timelines des autres, comme un cheveu dans la soupe numérique. Certains y croient dur comme fer. D’autres répètent ces tags comme on lance une pièce dans une fontaine en espérant que l’algorithme exauce un vœu.

Mais en réalité ? L’efficacité de cette stratégie relève plus de l’acte de foi que du plan média. Des posts avec ces mentions plafonnent à dix likes, d’autres cartonnent… sans qu’on comprenne vraiment pourquoi. Comme si l’algorithme, tel un dieu païen lunatique, décidait arbitrairement de qui sera béni du reach.

Le placebo de l’engagement

Ce qui est fascinant, c’est que cette pratique crée une forme d’engagement… artificiel. Du bruit pour faire croire qu’il se passe quelque chose. C’est un peu comme applaudir dans une salle vide : ça donne l’illusion d’un succès, mais le public, lui, n’a jamais franchi la porte.

Et pourtant, des pages entières s’y adonnent, en espérant que la répétition forcée devienne une stratégie. Spoiler : ce n’est pas parce qu’on dit dix fois @alaune qu’on finit en Une de quoi que ce soit. Sauf peut-être de l’ennui. Le pire étant les profils individuels qui se prennent pour des pages et qui utilisent ces “techniques”. Là, on touche le fond.

Quand tout le monde crie, plus personne n’écoute

Le problème de ces pratiques, c’est qu’elles participent à la grande pollution des réseaux sociaux. Un bruit de fond constant, fait de hashtags vides, de commentaires sans queue ni tête, de tentatives désespérées de hacker l’attention.

Résultat : l’utilisateur s’immunise. Il scrolle plus vite, commente moins, se méfie davantage. Et la plateforme devient ce qu’elle est déjà trop souvent : un grand supermarché où chaque post te hurle à la gueule pour que tu le regardes.

Alors on fait quoi ?

Peut-être qu’il est temps de revenir à des fondamentaux un peu plus… sains ? Un bon post, c’est d’abord une bonne idée. Un message clair. Une intention sincère. Et éventuellement, une stratégie de diffusion qui ne repose pas sur trois @followers balancés à l’arrache comme un ticket de loterie.

Parce que si la viralité était un bouton magique, ça se saurait. Et surtout, Meta l’aurait déjà mis en option payante.

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